mercredi 14 novembre 2018

Sûtra illustré de la Causalité

Le Sûtra illustré de la Causalité en huit rouleaux est la version illustrée des quatre rouleaux du Sûtra de la Causalité du passé et du présent (traduit à l’époque des Song du Sud (420-479) par Gunabhadra, pendant l’ère Yuanjia au milieu du cinquième siècle après J.C). Dans le catalogue des sûtras du petit véhicule (skt. Hinayana) enregistrés au septième jour du cinquième mois de l’an 5 de l’ère Tenpyô shôhô (749-757) (catalogue appartenant à la collection du Shôsô-in), est répertorié un « Sûtra illustré de la Causalité en deux parties et seize rouleaux » mais c’est un exemple unique dans toute la documentation japonaise. De même, dans le catalogue des sûtras enregistrés au deuxième jour du septième mois de l’an 8 de l’ère Tenpyô shôhô (de la même collection) on trouve un article mentionnant « Sûtra illustré de la Causalité en huit (treize) rouleaux et une (deux) couverture(s) (dont une) illustrée ». A cette époque, les sûtras illustrés en rouleaux réalisés dans les ateliers de reproduction de sûtras sont en plein essor et la collaboration entre ces ateliers et les peintres s’accentue. Grâce au Sûtra illustré de la Causalité, qui associe le texte aux dessins, le sens de la légende bouddhique fut largement compris.
Les copies du Sûtra illustré de la Causalité de l’époque de Nara qui ont subsistées jusqu’à nos jours sont celles du temple Jôbon Rendai-ji (première partie du deuxième rouleau), celle du temple Daigo-ji (première partie du troisième rouleau dans son intégralité), celle de l’ancienne demeure de la famille Masuda (première partie du quatrième rouleau), celle de l’université des arts de Tôkyô (deuxième partie du quatrième rouleau) et celle du musée Idemitsu (première partie du troisième rouleau).
Les extraits que nous possédons (Musée National de Nara) faisaient partie à l’origine du rouleau conservé au temple Jôbon rendai-ji. Ils représentent la fin du chapitre « les quatre portes » qui fait suite aux chapitres « exercice de course et art du combat », « prince Abhiseka », « méditation sous l’arbre Jambu » et « le mariage de Sakyamuni ».


 Dans ce passage, le prince Sakyamuni sortant par la porte du nord rencontre un mendiant qui, après avoir conversé avec lui, s'envole dans le ciel. Au moment où le prince revient à cheval au château, on voit Udaayin rapporter au roi que le prince a rencontré un mendiant, puis apparaît la scène du banquet où sont représentés le prince, ses concubines et les servantes. La dernière scène enfin, représente le prince demandant au roi l’autorisation d’aller à la découverte du monde extérieur. Les copies subsistantes de ce sûtra ont des styles distincts et il est donc impensable qu’elles soient l’œuvre d’un même peintre à une même époque. Néanmoins elles sont considérées comme une source précieuse permettant de comprendre comment fonctionnait l’office des peintres d’état à cette époque.
 Ces manuscrits sont d’autant plus précieux qu’il reste très peu d’œuvres de l’époque de Nara (710-784).







Bien culturel important
1 rouleau
Couleurs sur papier, rouleau horizontal
Hauteur 26,4 Longueur 115,9
Époque de Nara, 8e siècle
Ancienne possession de Jôkai
Musée National de Nara
757(絵151)

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