dimanche 15 mai 2016

Hanamaki Matsuri

Hanamaki Matsuri est un rituel avec une histoire de plus de 420 ans. Les activités comprennent une procession de 12 dashi (chars) de chaque ville, décoré avec des scènes de théâtre traditionnel, un défilé animé de 100 mikoshi (autels portables), une danse historique traditionnelle appelée Shishi Odori, une danse sacrée appelée Kagura Gongenmai et Hanamaki Bayashi danse Odori. Cette ville rurale tranquille, la ville natale de l'écrivain Kenji Miyazawa, prend vie et éclate avec de l'énergie au cours des trois jours de la matsuri.
 http://www.kanko-hanamaki.ne.jp/en/festivals/index.html


石岡のおまつり Ishioka matsuri

Ce festival est l'un des 3 grands festivals de la région du Kanto: Plus de 40 mikoshi (les sanctuaires portables et plus de 30 grandes parades dans la ville.Tête de lion de 20 kg.porté par les protagonistes Sur les flotteurs, les gens masqués dansent.

Il a lieu du 17 au 19 ou 15 septembre. Ville d'Ishioka au nord de Tokyo.


/http://japan-attractions.jp/festivals/ishiokanomatsuri-2014/

Matsuri


samedi 2 janvier 2016

Math mon amour

"Rites d'Amour et de Maths" (Rites of Love and Math-2010. Un film de Reine Graves et Edward Frenkel mathématicien américain d'origine russe. Écrit et produit par Edward Frenkel et Reine Graves. Hommage au film "Rite de l'Amour et de la Mort" ("Yukoku") de Yukio Mishima. Directeur de la Photographie: Daniel Barrau. Producteur associé: Sycomore Films. Soutenu par la Fondation Sciences Mathématiques de Paris. Un hommage moderne esthétique à Mishima qui réalisa son seppuku à 41 ans , comme le mathématicien au moment de la réalisation de son film. Un film en tableaux avec en guise de calligraphie le symbole ancien signifiant la vérité absolue . Yukoku est un testament philosophique si je puis dire: le fantasme de la mort volontaire esthétisante voulue depuis toujours par l'écrivain et qu'il pratiquera avec plus ou moins de "bonnheur" avec son jeune amant aprés avoir assiégé le ministère de la défense à Tokyo (dans le rite du seppuku un assistant doit trancher la tête de celui qui se sacrifie après que celui-ci se soit éventré avec son sabre. Il semblerait que le jeune Tanaka aie du s'y reprendre plusieurs fois avant de pouvoir lui trancher la tête. Cependant un détail troublant autant que sordide : dans la presse à scandale fut publié un cliché de la tête de Mishima : un sourire figé montrant un visage heureux. D'aussi loin que l'on puisse remonter dans les écris et poème du jeune Mishima , la mort à toujours été décrite comme un but ultime à atteindre.
Le mathématicien meurt sur l'autel de la vérité et se sacrifie pour sauver l'humanité; sa formule mathématique de l'amour étant convoitée par les forces du mal.Sa maitresse , devenue le réceptacle de cette formule tatouée sur son ventre lui survis pour la transmettre aux générations futures.
Le film à pour ambition de faire aimmer les mathématique et veux démontrer que ceux-ci peuvent etre beaux et appréciés comme un art à part entier.
Le site du film :  http://ritesofloveandmath.com/



http://ritesofloveandmath.com/RITES-fr.jpg

lundi 30 novembre 2015

Naissance d'un art

Pour chaque couleur il faut une planche différente. L'ukiyoe est né dans un contexte de modernisation et d’apparition d'une nouvelle classe sociale , la classe des marchands.
Il fallait répondre à la demande d'un public toujours plus nombreux à vouloir s'approprier des oeuvres d'arts.
La production en série y répondait.
Ce lien vers une vidéo qui illustre les techniques utilisées:

http://www2.nhk.or.jp/school/movie/clip.cgi?das_id=D0005310104_00000&p=box


Les poissons rouges en fete (Utagawa Kuniyoshi un monde de fantaisie)

Les poissons rouges s’enivrent sur les tatamis , surpris par une grenouille outrée :

酒のざしき 




100 contes UTAGAWA KUNIYOSHI (1798-1861)

Se plonger dans l'étude de l’œuvre de ce maitre de l'imaginaire c'est pénétrer dans un univers aux références multiples , historiques, littéraires et artistiques.
-Les 100 contes -sont un grand classique de l'époque de Edo .
Il s'agit d'une tradition de conteurs qui servait à exorciser collectivement les malheurs qui s'habataient sur le pays: famines, incendies,guerres...
Un rituel consistait à allumer 100 bougies, pour cent participants qui, chacun à leur tour racontait une histoire effrayante (怪談).
Chaque histoire terminée, une bougie éteinte et la pièce s'assombrissait un peu plus jusqu'à devenir noire.Apparaissait alors un esprit avec qui on communiquait pour savoir l'origine des malheurs.
EDO était une époque privilégiée dans l'histoire de l'art au Japon.La classe marchande prends de l'importance et la classe guerrière tant à se dissiper. Les arts et les distractions de toutes sorte se développent et se raffinent.
Le concept de l'IKI ( 粋), que l'on traduit par élégance est alors élaboré et deviens une philosophie et un art de vivre dans la capitale . ( Lien PDF sur le sujet: AYA ITO,l'usage de l'IKI....).
Les Kwaidan sont un spectacle au même titre que le Kabuki, le théatre de rue ou la musique.
C'est un spectacle d'été: la chair de poule causée par les histoire effrayante fait oublier la chaleur de l'été.
Kuniyoshi à comme de nombreux maitres de l'estampe repris ces 100 contes à sa façon .
Cette Ukiyoe représente un chat, animal que le maitre adorait et qu'il à représenté de nombreuses fois
Voilà une vision fantaisiste et pop avant l'heure du Kwaidan :

金魚づくし Kingyo tzukushi

La série des "poissons rouges": poissons anthropomorphiques qui parodient les humains.
Ici pendant une séance de Kwaidan , éffrayés par l'"appartion" d'un matou, "pop" culture avant l'heure , le génie de Kuniyoshi s'exprime ici dans toute sa fantaisie.
 

UKIYOE Utagawa Kuniyoshi

 歌川国芳 Utagawa Kuniyoshi maître de l'estampe


C'est la première fois que ce grand classique méconnu de l'estampe japonaise , ces "images du monde flottant" qui nous sont si familières et uniques du Japon du XVIII é siècle Utagawa Kuniyoshi est exposé dans un musée national. La première fois aussi qu'une publication en français est rendue disponible grâce à cette exposition. (le lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre).
Il avait été exposé au British muséum il y a quelques années , avec le même commissaire d'exposition  Yuriko Iwakiri auteur du livre qui lui est consacré: 304 pages, 250 illustrations
Prix : 39,90 euros...
un artiste hors du commun, Kuniyoshi (1797-1861). Grâce à d’importants prêts japonais, complétés par ceux d’institutions françaises, les 250 œuvres présentées témoigneront de sa grande force dramatique et de sa beauté expressive.

Une œuvre immense qui nous fait voyager dans l'histoire et les légendes du Japon .
L'artiste aux dix-milles estampes est exposé jusqu'au 17 Janvier avec Odilon Redon et Goya dans le cadre d'une thématique autour du fantastique.
Kuniyoshi à traité tous les sujets mais les légendes et les fantômes ont une place importante dans son œuvre .
J'apprends l'existence de cette exposition au moment même ou je commence mes recherches sur l’œuvre érotique de Kuniyoshi qui est beaucoup moins connue y compris au Japon ...
Heureusement il y a bien d'autres maîtres de l'estampe et de toutes les époque , à découvrir .Il y a quelques années c'était Hasui et ses estampes de paysages et de temples si caractéristique que le public français découvrais.
Extrait d'un livret illustré de Kuniyoshi


Les sujets traités sont d'une variété vertigineuse : outre les grands classiques comme les "Bijin", les beautés féminines, courtisanes, les acteurs de Kabuki (ses premières estampes ), les guerriers , les chats qu'il adorait , Kuniyoshi affectionnait les "Kwaidan" (怪談) comtes fantastiques qui sont un genre littéraire trop peu étudié en tout cas en France.L'illustration ci-dessus en fait partie . Elle est tirée d'un livret illustré , d'une dizaine de page et que l'on trouvait dans les librairies à l'époque de Edo. Enygmatique "personnage" que ce phallus barbu qui observe deux marchands ivres .